Prix d’une assurance multirisque professionnelle en 2026 : tarifs, critères et comment payer moins cher
L'assurance multirisque professionnelle représente un pilier essentiel de la protection des entreprises. En 2026, comprendre les mécanismes…
Des mois en treillis, un livret militaire rangé au fond d’un tiroir, et peut-être des centaines d’euros de pension en jeu. Des milliers d’anciens appelés ne le savent pas encore : leur service national génère des trimestres de retraite, même sans la moindre cotisation versée à l’époque.
Ces trimestres dits « assimilés » sont inscrits dans l’article L161-19 du Code de la Sécurité sociale. Ils s’ajoutent à votre durée d’assurance et peuvent faire toute la différence au moment du calcul de votre pension.
La règle est simple : 90 jours de service ouvrent droit à 1 trimestre, dans la limite de 4 par année civile. Ces trimestres comptent pour l’obtention du taux plein dans les régimes de base, au même titre que des trimestres travaillés.
Quand le service s’étale sur deux années civiles, le découpage peut même permettre d’obtenir jusqu’à 5 trimestres au total — 4 sur la première année, 1 sur la suivante — tout en respectant le plafond annuel.
Pour les personnes ayant commencé à travailler tôt, jusqu’à 4 de ces trimestres peuvent être reconnus comme « réputés cotisés », ouvrant potentiellement la voie à une retraite anticipée pour carrière longue, avec un départ avancé d’environ un an.
En revanche, ces périodes ne génèrent pas de points dans les régimes complémentaires comme l’Agirc-Arrco ou l’Ircantec. Leur rôle reste néanmoins décisif pour atteindre la durée d’assurance requise.
Tout bascule avec la loi n° 92-9 du 4 janvier 1992. Avant cette réforme, le service militaire obligatoire durait douze mois, soit environ 360 jours. Un service complet permettait donc de valider 4 trimestres.
À partir du contingent incorporé en octobre 1991, la durée a été ramenée à dix mois, soit environ 300 jours. Résultat : le décompte ne permet plus de dépasser 3 trimestres validables.
Concrètement, les hommes de la génération X ayant effectué leur service dans les années 1990 se trouvent limités à 3 trimestres, quand leurs aînés pouvaient en obtenir 4. Cette distinction s’applique de la même façon aux objecteurs de conscience, calculés sur la même base de 90 jours.
Un seul trimestre d’écart peut sembler anodin. Pourtant, 4 trimestres manquants représentent environ 5 % de décote, soit près de 75 € de moins chaque mois sur une pension brute de 1 500 €. Sur une retraite de vingt ans, la somme devient substantielle.
La démarche commence sur le site Info-Retraite, en consultant votre relevé de carrière. La ligne « service national » doit y figurer avec le nombre de trimestres correspondant à la durée réellement effectuée. Une absence ou un nombre inférieur au temps accompli mérite une correction rapide.
Pour régulariser la situation, il faut rassembler les preuves de votre service : livret militaire, carte du service national, certificat de participation ou état signalétique et des services. Si ces documents sont perdus, l’état signalétique peut être demandé aux archives militaires — notamment au CAPM de Pau pour l’armée de Terre et la gendarmerie.
Ces justificatifs sont ensuite transmis à votre caisse de retraite de base : Assurance retraite, MSA ou CNRACL selon votre situation. Le crédit des trimestres intervient après un délai de plusieurs semaines.
Mieux vaut anticiper et lancer ces démarches au moins deux à trois ans avant la date de départ envisagée. Le temps administratif peut être long, et chaque trimestre retrouvé peut peser lourd sur le montant définitif de votre pension.
Auteur spécialisé en finance et business, il analyse les sujets économiques avec pragmatisme et clarté.Son approche se veut factuelle, accessible et tournée vers des décisions concrètes.Il s’adresse à ceux qui cherchent à mieux comprendre l’argent, l’entreprise et les enjeux économiques du quotidien.
Notre équipe est à votre disposition pour répondre à vos questions.