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avril 4, 2026 à 12h00La campagne de déclaration des revenus 2025, qui s’est déroulée au printemps et à l’été 2026, a vu l’apparition d’un changement discret mais potentiellement coûteux pour qui l’ignorait : une nouvelle case, désormais obligatoire pour des millions de foyers, et qui continuera de s’appliquer lors des prochaines déclarations de revenus.
Ce qui a changé dans le formulaire
Jusqu’à l’an dernier, les contribuables devaient déjà détailler le montant de chaque dépense liée aux services à la personne dans une annexe dédiée — une obligation introduite en 2024. Avec la déclaration des revenus 2025, une exigence supplémentaire s’y est ajoutée.
Pour chaque dépense déclarée, il faut désormais identifier précisément le bénéficiaire des sommes versées : nom de l’entreprise, de l’organisme ou du prestataire ayant encaissé les paiements. Cette information doit être renseignée au niveau de la case 7DB, en page 4 du formulaire de déclaration. Cette obligation n’est pas ponctuelle : elle s’appliquera aux prochaines campagnes déclaratives.
Qui est concerné et quel est l’enjeu financier ?
Ce changement touche environ 5 millions de foyers fiscaux en France. Ces derniers bénéficient d’un crédit d’impôt correspondant à 50 % des dépenses engagées, dans la limite de 12 000 euros de dépenses annuelles.
Selon la direction générale des finances publiques, ce crédit représentait en moyenne 1 226 euros par foyer en 2025. Les dépenses éligibles couvrent un large spectre : garde d’enfants, ménage, jardinage, bricolage, ou tout autre service à caractère familial ou ménager réalisé au domicile.
Oublier de remplir cette case, c’est risquer de voir le bénéfice du crédit d’impôt remis en cause — une perte non négligeable pour des millions de familles, qui s’ajoute aux autres points de vigilance à surveiller au moment de remplir sa déclaration.
Pourquoi ce changement n’est-il arrivé que maintenant ?
Cette disposition n’est pas nouvelle dans son principe. Elle avait été votée via un amendement socialiste lors d’un précédent budget, avec une entrée en vigueur initialement prévue un an plus tôt. Mais le calendrier parlementaire en a décidé autrement : le budget ayant été adopté trop tardivement, les services fiscaux n’avaient pas eu le temps d’intégrer la case dans le formulaire à temps.
L’obligation a donc été reportée et officialisée pour la campagne 2026. L’objectif affiché par l’administration est double : mieux évaluer l’efficacité du dispositif et, si nécessaire, encadrer législativement son utilisation pour garantir un emploi plus rigoureux des deniers publics.
Des milliards d’euros en jeu pour l’État
Ce crédit d’impôt représente une dépense fiscale considérable pour les finances publiques. En 2025, l’État y a consacré 6,5 milliards d’euros. Ce chiffre justifie, selon les autorités fiscales, un suivi plus fin des bénéficiaires réels de ces sommes — un enjeu de contrôle que l’on retrouve aussi derrière d’autres réformes fiscales en cours, à l’image de l’IFI et de l’impôt sur la fortune improductive.
Pour les contribuables, la vigilance reste de mise à chaque campagne déclarative. Les délais de traitement varient selon les situations : généralement six à huit semaines pour la déclaration en ligne (selon le département de résidence) et environ six semaines pour la version papier, avant le versement effectif du crédit d’impôt ou de l’avance correspondante.

Passionné d’entreprise et de finance, Salvador décrypte la stratégie, le management et les évolutions du monde professionnel pour aider chacun à mieux comprendre comment fonctionnent les organisations.
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