Prime d’activité au SMIC : qui y a droit et pour quel montant ?
Prime d'activité au SMIC : découvrez les conditions d'éligibilité et le montant exact selon votre situation familiale.
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Ce que la famille doit encore payer à l’EHPAD après le décès d’un résident
août 5, 2026 à 14h07
Qui peut encore bénéficier de la demi-part fiscale des veuves ?
août 6, 2026 à 2h12
Ce que la famille doit encore payer à l’EHPAD après le décès d’un résident
août 5, 2026 à 14h07
Qui peut encore bénéficier de la demi-part fiscale des veuves ?
août 6, 2026 à 2h12Un oncle ou une tante vous laisse 150 000 € en héritage, une situation qui invite à se demander combien l’État prélève réellement sur un héritage. Vous imaginez toucher une somme confortable. En réalité, le fisc va en garder plus de la moitié. Ce n’est pas une exagération : c’est le barème fiscal appliqué aux neveux et nièces en France, l’un des plus lourds de toute la fiscalité successorale.
La raison tient à un principe simple mais brutal : dans l’ordre des héritiers, les neveux et nièces ne sont pas considérés comme des proches au sens fiscal. Ils appartiennent à la catégorie des collatéraux ordinaires, au même titre que les cousins ou les grands-oncles. Résultat, l’administration leur applique un abattement minuscule et un taux d’imposition qui grimpe très vite.
Contrairement aux enfants ou aux parents, qui héritent en ligne directe et bénéficient d’un abattement de 100 000 € chacun, un neveu ou une nièce ne dispose que d’un abattement de 7 967 €. Au-delà de ce seuil, ridiculement bas, la part taxable est imposée à un taux fixe de 55 %, quel que soit le montant hérité.
Ce taux ne progresse pas par tranches comme pour les enfants : il s’applique directement et intégralement sur tout ce qui dépasse l’abattement. Autrement dit, hériter de 20 000 € ou de 2 millions d’euros revient au même pourcentage. Aucune tranche intermédiaire ne vient adoucir la note.
Un enfant qui hérite de ses parents profite de l’abattement de 100 000 euros en donation et succession et d’un barème progressif qui plafonne à 45 % au-delà de 1,8 million d’euros. Un neveu, lui, paie 55 % dès les premiers euros qui dépassent 7 967 €. L’écart de traitement est considérable, et il surprend souvent les familles qui découvrent la règle au moment du décès.
Prenons trois exemples concrets pour mesurer l’ampleur de la facture fiscale.
| Montant hérité | Part taxable (après abattement) | Droits de succession dus (55 %) | Somme nette perçue |
|---|---|---|---|
| 100 000 € | 92 033 € | 50 618 € | 49 382 € |
| 150 000 € | 142 033 € | 78 118 € | 71 882 € |
| 200 000 € | 192 033 € | 105 618 € | 94 382 € |
Sur un legs testamentaire de 150 000 €, le neveu ne conserve donc même pas la moitié de la somme. Que l’on hérite par succession légale ou par legs testamentaire, le taux reste identique : la forme de la transmission ne change rien au calcul fiscal.
C’est plus que le prix d’une voiture neuve haut de gamme, ou l’équivalent de plusieurs années de salaire. Ce montant part directement dans les caisses de l’État, sans possibilité de négociation une fois la succession ouverte.

La bonne nouvelle, c’est que ce barème punitif ne s’applique qu’en l’absence d’anticipation. Plusieurs outils permettent de transmettre un patrimoine à un neveu ou une nièce sans subir de plein fouet cette fiscalité successorale.
C’est de loin la solution la plus utilisée par les familles qui veulent avantager un neveu, l’une des 5 décisions patrimoniales à prendre avant 70 ans. Grâce à la clause bénéficiaire, les sommes versées avant 70 ans échappent au barème classique des droits de succession et bénéficient d’un abattement de 152 500 € par bénéficiaire, quel que soit le lien de parenté. Un contrat bien rédigé peut donc transformer une facture de 78 000 € en zéro euro d’impôt.
Entre un oncle ou une tante et un neveu, il existe un abattement de 7 967 € renouvelable tous les quinze ans sur les donations. Ce n’est pas énorme, mais combiné à des dons familiaux et à un étalement dans le temps, ce mécanisme d’anticipation patrimoniale permet de faire glisser une partie du patrimoine hors du champ de la succession finale.
Rédiger un testament ne réduit pas le taux d’imposition, mais il permet de désigner précisément le neveu comme bénéficiaire, y compris en l’absence d’héritiers réservataires. Le démembrement de propriété, lui, peut alléger l’assiette taxable en transmettant la nue-propriété plutôt que la pleine propriété d’un bien.
Au-delà des 55 % de droits, il ne faut pas oublier les frais de notaire, calculés selon des émoluments proportionnels fixés par décret en fonction de la valeur de la succession. Sur un bien immobilier notamment, ces frais peuvent représenter plusieurs milliers d’euros supplémentaires, en plus de la fiscalité déjà très lourde appliquée aux neveux et nièces.

Dans certaines familles sans enfant, l’adoption simple du neveu ou de la nièce par l’oncle ou la tante permet de basculer légalement vers le régime fiscal de la ligne directe. Le neveu adopté profite alors de l’abattement de 100 000 € et du barème progressif, au lieu du taux fixe de 55 %. Cette démarche reste lourde sur le plan juridique et familial, mais elle change radicalement l’issue fiscale d’une transmission importante.
Face à un tel écart entre ce que l’on imagine hériter et ce que l’on touche réellement, la seule parade efficace reste l’anticipation. Attendre le décès pour découvrir le barème fiscal applicable, c’est prendre le risque de voir plus de la moitié du patrimoine transmis disparaître en droits de succession (et de se retrouver, comme certains héritiers, sans les moyens de régler la note : découvrez alors les options disponibles quand on ne peut pas payer les droits de succession).
Auteur spécialisé en finance et business, il analyse les sujets économiques avec pragmatisme et clarté.Son approche se veut factuelle, accessible et tournée vers des décisions concrètes.Il s’adresse à ceux qui cherchent à mieux comprendre l’argent, l’entreprise et les enjeux économiques du quotidien.
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