Management du risque en entreprise : comment ça fonctionne ?
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septembre 28, 2026 à 8h37Un poêle à bois vient d’être acheté pour faire baisser la facture de chauffage, ou une maison vient d’être achetée avec une vieille cheminée qu’on rêve de rallumer. L’installateur, ou le ramoneur venu faire un premier diagnostic, prononce alors ce mot : tubage. Vient une série de questions bien légitimes : est-ce vraiment obligatoire, combien ça coûte, et que risque-t-on réellement à s’en passer, notamment vis-à-vis de son assurance habitation ?
Le tubage, c’est quoi et à quoi ça sert ?
Le tubage consiste à insérer un conduit métallique à l’intérieur du conduit de fumée existant, généralement en maçonnerie, pour garantir l’évacuation des fumées dans de bonnes conditions. Ce chemisage assure l’étanchéité du système, améliore le tirage et protège les parois anciennes contre la corrosion liée aux fumées de combustion du bois.
Sans lui, un vieux conduit fissuré ou mal dimensionné peut laisser s’échapper des fumées chargées de monoxyde de carbone dans les pièces de vie, ou favoriser un départ de feu de cheminée.
Pour choisir le bon matériel et respecter les normes en vigueur, mieux vaut passer par un fournisseur spécialisé qui propose du tubage poêle à bois conforme aux exigences actuelles, plutôt que du matériel générique dont la qualité n’est pas garantie. Le choix du diamètre de tubage, en particulier, conditionne directement le bon fonctionnement de l’appareil et sa sécurité sur le long terme.
Le tubage est-il obligatoire pour un poêle à bois ?

La réponse dépend de la configuration du logement. Quand un conduit existant est réutilisé pour installer un poêle à bois, le tubage est quasiment toujours exigé dès lors que ce conduit n’est pas conforme aux normes actuelles, ce qui est le cas de la grande majorité des cheminées anciennes construites avant les années 2000.
La norme DTU 24.1 encadre précisément les travaux de fumisterie et impose des règles de dimensionnement, d’étanchéité et de distances de sécurité que les vieux conduits en briques ne respectent presque jamais.
Dans le cas d’une création de conduit, c’est-à-dire lorsqu’il n’existe aucun conduit préalable, on installe directement un conduit de fumée neuf certifié, souvent en tubage rigide double paroi, sans passer par l’étape de chemisage d’un ancien conduit.
Le tubage flexible inox, lui, est réservé à la réutilisation d’un conduit maçonné existant, car sa souplesse permet de suivre les coudes et les dévoiements du conduit d’origine. Dans tous les cas, les matériaux utilisés doivent répondre aux normes NF EN 1856-1 pour les conduits métalliques et NF EN 1856-2 pour les conduits de raccordement, seules garanties de résistance à la chaleur et à la corrosion dans le temps.
Tubage et assurance habitation : ce que vous risquez

C’est souvent là que le sujet devient sérieux. Une installation non conforme aux normes, sans tubage alors qu’il était requis, expose à un risque de non-conformité qui peut avoir des conséquences lourdes en cas de sinistre.
Si un incendie se déclare à cause d’un conduit défaillant, l’assurance habitation peut refuser d’indemniser les dégâts, voire résilier le contrat, en s’appuyant sur un rapport d’expertise démontrant que l’installation ne respectait pas les règles de l’art.
La plupart des contrats exigent d’ailleurs une attestation de conformité et un certificat de ramonage annuel pour que la garantie incendie reste valable. Un ramonage effectué sans respecter cette obligation, ou une installation posée par un particulier sans certificat, fragilise fortement la position de l’assuré en cas de litige.
Mieux vaut donc conserver précieusement les factures, l’attestation du professionnel RGE et les certificats de ramonage, qui constituent les seules preuves recevables en cas de contrôle ou de sinistre.
Ce que dit le règlement en cas de conduit ancien
Un conduit de fumée construit avant 1969 n’a quasiment jamais été conçu pour recevoir un poêle à bois moderne à forte puissance. Le tubage n’est alors pas une option de confort : c’est la seule manière de rendre l’installation assurable et sécurisée.
Quel type de tubage choisir ?
Deux grandes familles se partagent le marché. Le tubage flexible inox, en acier inoxydable ondulé, s’adapte aux conduits maçonnés existants qui présentent des coudes ou des dévoiements. Il se glisse depuis le haut de la cheminée jusqu’au raccordement du poêle ou de l’insert, et convient à la majorité des rénovations de cheminées anciennes.
Le tubage rigide double paroi, plus robuste, s’utilise surtout pour les créations de conduit en extérieur ou en traversée de plancher, car il offre une meilleure isolation thermique et une durée de vie généralement supérieure.
Le diamètre de tubage doit toujours correspondre à la puissance de l’appareil et aux préconisations du fabricant du poêle. Un diamètre trop faible nuit au tirage et favorise les retours de fumée, un diamètre trop large refroidit les fumées et encrasse plus vite le conduit. C’est un point que seul un professionnel RGE saura calculer correctement en tenant compte de la hauteur du conduit et de la configuration du logement.
Budget à prévoir
Le coût d’un tubage varie selon la hauteur du conduit, le type de matériau et la complexité du chantier. Pour un tubage flexible inox sur un conduit existant, comptez généralement entre 1 500 et 3 000 euros pose comprise, matériel et main-d’œuvre inclus.
Un tubage rigide double paroi, plus technique, notamment lorsqu’il implique une traversée de plancher ou la pose d’un coffrage, grimpe souvent entre 2 500 et 4 500 euros. À cela s’ajoute parfois le coût d’un habillage ou d’une finition esthétique si le conduit passe à travers une pièce à vivre.
| Type de tubage | Usage principal | Fourchette de prix posé |
|---|---|---|
| Flexible inox | Rénovation de conduit existant | 1 500 à 3 000 € |
| Rigide double paroi | Création de conduit neuf | 2 500 à 4 500 € |
Aides financières disponibles

Le tubage d’un conduit pour l’installation d’un poêle à bois peut bénéficier de plusieurs coups de pouce financiers, à condition que les travaux soient réalisés par un professionnel RGE. MaPrimeRénov’ prend en charge une partie de l’installation complète du poêle, tubage inclus, avec un montant variable selon les revenus du foyer.
Les certificats d’économies d’énergie (CEE) viennent parfois compléter cette aide, sous forme de prime versée par les fournisseurs d’énergie.
La TVA réduite à 5,5 % s’applique également sur l’ensemble de la prestation, matériel et pose compris, dès lors que le logement a plus de deux ans et que l’installateur est certifié RGE. Ces aides ne concernent que les rénovations énergétiques réalisées dans les règles, ce qui exclut de fait les installations bricolées sans passer par un professionnel qualifié.
Les points clés avant de se lancer
Avant de signer un devis, quelques vérifications évitent bien des déconvenues. Le professionnel doit être certifié RGE, capable de fournir une attestation de conformité DTU 24.1 à la fin du chantier, et transparent sur le type de matériau utilisé, flexible ou rigide, ainsi que sur le diamètre retenu.
- Vérifier l’état du conduit existant avant tout chantier, souvent via un passage caméra
- Exiger un devis détaillant le type de tubage, le diamètre et les distances de sécurité respectées
- Demander l’attestation de conformité à remettre à l’assurance habitation
- Prévoir un ramonage annuel dès la première année d’utilisation
Un poêle à bois ou un insert mal raccordé reste l’une des premières causes d’intoxication au monoxyde de carbone dans l’habitat individuel. Prendre le temps de faire les choses correctement, du choix du matériau jusqu’au certificat final, protège autant le logement que ses occupants.
Auteur spécialisé en finance et business, il analyse les sujets économiques avec pragmatisme et clarté.Son approche se veut factuelle, accessible et tournée vers des décisions concrètes.Il s’adresse à ceux qui cherchent à mieux comprendre l’argent, l’entreprise et les enjeux économiques du quotidien.
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