
Trop de résidences secondaires en copropriété bloquent les projets de végétalisation
septembre 18, 2026 à 9h45
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septembre 18, 2026 à 14h32Votre maison de vacances reste vide dix mois par an. C’est exactement ce qui intéresse les squatteurs. Le phénomène ne se limite plus aux résidences principales inoccupées : garages, piscines, bateaux et même emplacements en port de plaisance deviennent des cibles récurrentes pour l’occupation illégale.
La réponse tient en une phrase : une résidence secondaire mal surveillée peut être squattée en quelques jours, et la procédure d’expulsion, même accélérée par la loi anti-squat, prend souvent plusieurs semaines. D’où l’urgence de sécuriser ces biens avant l’été ou les longues absences, plutôt que de subir la situation.
Les résidences secondaires et nouveaux biens ciblés par les squatteurs
Le profil type du logement vacant convoité a changé. Les squatteurs privilégient désormais les résidences secondaires situées en zone littorale ou rurale, occupées seulement quelques semaines par an. Une maison inoccupée signale son abandon apparent par des volets fermés en permanence, un courrier qui s’accumule ou l’absence de tout mouvement visible depuis la rue.
Ce qui frappe les propriétaires concernés, c’est l’élargissement de la cible au-delà du bâti principal. Des annexes entières deviennent des points d’entrée ou des lieux d’occupation à part entière.
Garages, piscines et bateaux : les nouveaux terrains du squat
Un garage isolé, rarement visité, peut être transformé en habitat de fortune sans que le propriétaire s’en aperçoive avant des mois. Les piscines et leurs pool houses, souvent équipés d’un point d’eau et d’un abri, séduisent également pour la même raison : discrétion et confort minimal.
Les bateaux amarrés à l’année, en particulier ceux qui restent inutilisés hors saison, subissent le même sort. Un cas rapporté en Méditerranée illustre bien la mécanique : un couple de retraités a découvert son voilier occupé après trois mois d’absence, les squatteurs ayant changé le cadenas et coupé les lignes d’amarrage visibles depuis le quai.
Ports de plaisance et espaces annexes : une menace en expansion
Les ports de plaisance concentrent des dizaines de biens vacants une bonne partie de l’année, ce qui en fait des terrains propices. Certaines capitaineries renforcent désormais leur surveillance après plusieurs signalements d’occupation illégale sur des emplacements pourtant clôturés.
Les annexes non habitables au sens strict, dépendances, cabanons, restent aussi vulnérables car elles échappent souvent aux dispositifs de sécurisation pensés pour le logement principal.
Un bien vacant plus de trois semaines sans passage d’un tiers (voisin, gardien, société de surveillance) multiplie fortement le risque d’occupation illégale. C’est le délai moyen observé avant qu’un squat ne s’installe durablement, selon les retours de terrain de plusieurs syndics de copropriété littorale.
Les chiffres du squat en France et profil des biens visés
L’UNPI (Union nationale des propriétaires immobiliers) recense chaque année plusieurs milliers de signalements de squat, un chiffre en hausse constante depuis cinq ans. Les résidences secondaires représenteraient désormais près d’un tiers des cas traités, contre une part marginale il y a une décennie.
Le profil du bien visé reste cohérent : logement de standing moyen à élevé, situé loin du domicile principal du propriétaire, avec des signes extérieurs d’inoccupation. Les régions littorales et les zones de montagne, où les résidences secondaires sont nombreuses, concentrent la majorité des cas recensés.
Le cadre légal renforcé : loi anti-squat et sanctions

La loi anti-squat votée ces dernières années a considérablement changé la donne pour les propriétaires. Le délit d’occupation illégale d’un logement est désormais puni de sanctions renforcées, avec des peines pouvant atteindre trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende dans les cas les plus graves.
La procédure d’expulsion a aussi été accélérée : le préfet peut désormais ordonner une évacuation forcée sous 48 à 72 heures lorsque le propriétaire apporte la preuve de son droit de propriété et du caractère récent de l’intrusion. Ce recours légal, appelé procédure administrative d’urgence, évite dans de nombreux cas le passage devant un juge, qui rallongeait auparavant les délais de plusieurs mois.
Reste un point de vigilance majeur : la protection accélérée ne s’applique pleinement que si l’occupation est signalée rapidement, idéalement dans les 48 heures suivant sa découverte. Passé un certain délai d’occupation continue, la procédure redevient plus complexe et peut nécessiter une décision de justice classique.
Comment protéger sa résidence secondaire et ses annexes
La sécurisation reste la meilleure prévention contre le squat. Elle passe d’abord par des gestes simples : demander à un voisin de relever le courrier, faire ouvrir les volets ponctuellement, ou passer par un service de gardiennage local pour donner une impression de présence régulière.
Les dispositifs techniques ont aussi fait leurs preuves. L’installation d’une alarme connectée, couplée à de la vidéosurveillance à distance, permet d’être alerté en temps réel dès qu’un mouvement suspect est détecté. Des sociétés comme Vérisure proposent des solutions spécifiquement pensées pour les résidences secondaires, avec intervention rapide d’un agent en cas de déclenchement.
Certains propriétaires choisissent également la domiciliation d’un tiers de confiance sur place, ou l’installation de détecteurs d’ouverture sur les garages, piscines et abris de bateau, souvent négligés dans les dispositifs de sécurité classiques. Voici les réflexes les plus efficaces à mettre en place avant une longue absence :
- Faire poser des équipements de sécurisation visibles (grilles, serrures renforcées) sur toutes les issues, y compris les annexes
- Installer une alarme reliée à une centrale de télésurveillance avec intervention rapide
- Organiser des passages réguliers d’un voisin, d’un gardien ou d’une société spécialisée
- Photographier l’état du bien avant chaque départ pour faciliter une preuve de propriété en cas de litige
- Signaler toute anomalie à la gendarmerie ou à la police dans les 48 heures pour bénéficier de la procédure d’expulsion accélérée
Face à l’ampleur prise par ce phénomène, l’anticipation reste la meilleure arme du propriétaire. Une résidence secondaire sécurisée, surveillée et visiblement occupée régulièrement dissuade la grande majorité des tentatives d’intrusion, bien avant qu’il ne soit nécessaire d’invoquer la loi anti-squat.
Auteur spécialisé en finance et business, il analyse les sujets économiques avec pragmatisme et clarté.Son approche se veut factuelle, accessible et tournée vers des décisions concrètes.Il s’adresse à ceux qui cherchent à mieux comprendre l’argent, l’entreprise et les enjeux économiques du quotidien.
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