Comment réussir sa reconversion professionnelle dans la fonction publique
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Comment réussir sa reconversion professionnelle dans la fonction publique
septembre 2, 2026 à 4h30
Comment réussir sa reconversion professionnelle dans la fonction publique
septembre 2, 2026 à 4h30Passé 70 ans, transmettre son patrimoine tout en gardant l’usage de ses biens reste possible grâce à la donation-partage avec réserve d’usufruit (consultez notre guide complet sur la donation après 70 ans). Ce mécanisme permet de donner la nue-propriété d’un bien à ses héritiers tout en conservant l’usufruit viager, c’est-à-dire le droit d’habiter le logement ou d’en percevoir les revenus jusqu’à son décès. La seule différence par rapport à une donation classique tient au barème fiscal appliqué à la valeur de l’usufruit, moins favorable après 70 ans.
Concrètement, un donateur de plus de 70 ans qui transmet un bien évalué à 300 000 € ne transmet fiscalement que la valeur de la nue-propriété, fixée par un barème légal en fonction de l’âge. Après 71 ans révolus, la nue-propriété représente 70 % de la valeur du bien et l’usufruit 30 %. Les droits de donation ne sont donc calculés que sur 210 000 €, après application de l’abattement fiscal de 100 000 € par enfant et par parent, renouvelable tous les quinze ans.
Une donation-partage consiste à répartir de son vivant tout ou partie de son patrimoine entre ses héritiers, dans un acte notarié unique qui fige la valeur des biens au jour de la donation. Contrairement à une simple donation, elle évite les contestations ultérieures lors du règlement de la succession, puisque chaque enfant reçoit sa part de façon définitive et figée dans le temps.
Lorsqu’elle est assortie d’une réserve d’usufruit, le donateur conserve le droit d’utiliser le bien ou d’en toucher les loyers, tandis que les enfants deviennent nu-propriétaires. Au décès du donateur, l’usufruit s’éteint automatiquement et les héritiers récupèrent la pleine propriété sans droits supplémentaires à payer, ce qui constitue l’un des principaux atouts de cette stratégie de transmission de patrimoine.
Beaucoup pensent qu’il est trop tard pour donner après 70 ans, or c’est précisément l’inverse. L’abattement fiscal de 100 000 € se renouvelle tous les quinze ans : une personne de 70 ans qui a déjà donné à 55 ans peut à nouveau transmettre en franchise de droits. Garder l’usufruit permet en plus de continuer à percevoir des revenus locatifs ou à occuper son logement sans rien perdre de son niveau de vie.
Cette formule protège aussi le conjoint survivant lorsque la donation-partage prévoit un usufruit croisé ou une clause spécifique en sa faveur. Elle permet également de geler la valeur du bien transmis : toute plus-value réalisée après la donation profite aux héritiers et non plus au calcul des droits, ce qui reste un levier d’optimisation fiscale intéressant même à un âge avancé.
L’abattement de 100 000 euros en donation et succession entre parent et enfant s’applique quel que soit l’âge du donateur, y compris après 70 ans. Les droits de donation sont ensuite calculés selon un barème progressif, identique à celui des successions, allant de 5 % jusqu’à 45 % selon les tranches. Un abattement spécifique de 31 865 € existe aussi pour les petits-enfants, cumulable avec celui des enfants si le donateur souhaite répartir son patrimoine sur plusieurs générations.
Une nuance mérite d’être connue : l’exonération de 31 865 € liée aux dons de sommes d’argent (dons Sarkozy) ne s’applique plus après 80 ans révolus pour le donateur. Elle reste néanmoins accessible entre 70 et 80 ans, ce qui peut compléter une donation-partage classique portant sur un bien immobilier.
Le barème fiscal utilisé pour évaluer la valeur de l’usufruit dépend uniquement de l’âge du donateur au jour de l’acte, et non de son état de santé réel.
| Âge du donateur | Valeur de l’usufruit | Valeur de la nue-propriété |
|---|---|---|
| De 61 à 70 ans | 40 % | 60 % |
| De 71 à 80 ans | 30 % | 70 % |
| De 81 à 90 ans | 20 % | 80 % |
| Plus de 91 ans | 10 % | 90 % |
Ce mécanisme explique pourquoi une donation-partage avec usufruit reste avantageuse même tardivement (plus l’âge avance, plus la valeur taxable de la nue-propriété augmente), comme l’illustrent ces exemples concrets de donation avec usufruit, mais l’abattement et le barème progressif limitent souvent l’impact réel sur les droits à payer.
Assurance-vie ou donation-partage : que choisir après 70 ans ?
Les versements sur assurance-vie effectués après 70 ans bénéficient d’un abattement réduit à 30 500 € tous bénéficiaires confondus, contre 100 000 € par enfant pour une donation-partage. Pour un patrimoine immobilier conséquent, la donation avec réserve d’usufruit reste généralement plus efficace fiscalement que l’assurance-vie souscrite tardivement.
La donation-partage avec réserve d’usufruit doit obligatoirement passer par un acte notarié, qu’elle porte sur un bien immobilier, des parts de société ou un portefeuille de valeurs mobilières. Le notaire commence par évaluer précisément le patrimoine à transmettre, puis calcule la valeur de l’usufruit et de la nue-propriété selon le barème correspondant à l’âge du donateur.
Vient ensuite la rédaction de l’acte, qui fixe la répartition entre les héritiers et précise les modalités d’usufruit : usufruit simple, usufruit croisé entre époux, ou réversibilité au profit du conjoint survivant en cas de décès du donateur. Le notaire procède enfin à la liquidation des droits de donation, calcule les frais de notaire dus et enregistre l’acte auprès de l’administration fiscale. Lorsque l’opération porte sur une entreprise familiale, elle peut être combinée avec un pacte Dutreil pour réduire encore la base taxable, sous réserve du respect d’engagements de conservation des titres.
La première erreur consiste à oublier les donations antérieures. Toute somme déjà donnée dans les quinze années précédentes doit être réintégrée dans le calcul de l’abattement, sous peine de redressement fiscal. Le notaire vérifie systématiquement ce point, mais mieux vaut arriver avec un historique clair des donations déjà effectuées.
La seconde erreur touche à la réserve héréditaire : un enfant ne peut jamais être totalement exclu de la succession, et une donation-partage déséquilibrée entre héritiers peut être remise en cause lors du rapport à succession si elle porte atteinte à la part réservataire d’un des enfants. Enfin, transmettre un bien en indivision entre plusieurs enfants nu-propriétaires crée souvent des tensions futures, notamment en cas de vente ultérieure nécessitant l’accord unanime des indivisaires.
Le notaire reste l’interlocuteur obligatoire pour rédiger l’acte de donation-partage, calculer les droits de donation et sécuriser la répartition entre héritiers. Il conseille aussi sur le choix entre usufruit simple, croisé ou avec clause de réversion, selon la situation familiale du donateur et de son conjoint survivant.
Un avocat spécialisé en droit patrimonial intervient plutôt en amont, lorsque la situation implique un montage plus complexe (entreprise familiale, pacte Dutreil, patrimoine situé dans plusieurs pays, ou risque de contestation entre héritiers), un accompagnement à envisager dès les 5 décisions patrimoniales à prendre avant 70 ans. Solliciter les deux professionnels en parallèle permet souvent d’anticiper les difficultés avant la signature de l’acte plutôt que de les corriger après coup.
Auteur spécialisé en finance et business, il analyse les sujets économiques avec pragmatisme et clarté.Son approche se veut factuelle, accessible et tournée vers des décisions concrètes.Il s’adresse à ceux qui cherchent à mieux comprendre l’argent, l’entreprise et les enjeux économiques du quotidien.
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