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août 7, 2026 à 14h16
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Prime d’activité au SMIC : qui y a droit et pour quel montant ?
août 7, 2026 à 14h16Un arrêt maladie tombe rarement au bon moment, et la première question qui vient concerne souvent l’argent. Pendant les premiers jours, personne ne verse rien au salarié : ni la Sécurité sociale, ni l’employeur, sauf exception. C’est ce qu’on appelle le délai de carence, et il change tout sur le montant réellement perçu (à ne pas confondre avec le délai de carence Pôle emploi après un licenciement pour inaptitude, qui obéit à des règles différentes).
Dans le secteur privé, les trois premiers jours d’un arrêt maladie ne sont couverts par personne. Le salarié subit une perte de revenus directe : la Sécurité sociale ne verse ses indemnités journalières (IJSS) qu’à partir du quatrième jour, et l’employeur n’est pas légalement tenu de compenser cette période. Le bulletin de paie du mois concerné affichera donc une retenue correspondant à ces trois jours non indemnisés.
Certaines conventions collectives ou accords d’entreprise prévoient un maintien de salaire dès le premier jour d’absence, carence comprise. Dans ce cas, l’employeur avance ou complète la somme, parfois via un mécanisme de subrogation qui lui permet de percevoir directement les IJSS à la place du salarié. Il faut donc toujours vérifier sa convention collective avant de tirer des conclusions générales.
Le nombre de jours de carence varie fortement entre secteur privé et fonction publique, et c’est souvent la source de confusion.
Pour un salarié du privé, le délai de carence légal est fixé à trois jours calendaires à chaque nouvel arrêt maladie. Ces jours sont à la charge du salarié, sauf disposition plus favorable dans la convention collective applicable à son secteur d’activité. Certaines branches (métallurgie, banque, assurance) prévoient un maintien de salaire total dès le premier jour.
Pour les agents de la fonction publique, la règle est différente : un seul jour de carence s’applique par arrêt, contre trois dans le privé. Ce jour de carence unique reste à la charge de l’agent, sans indemnisation ni maintien de traitement pour cette journée précise.
| Statut | Jours de carence | Qui paie pendant la carence |
|---|---|---|
| Secteur privé | 3 jours | Personne, sauf accord ou convention collective |
| Fonction publique | 1 jour | Personne (à la charge de l’agent) |

Une fois le délai de carence écoulé, la CPAM commence à verser les indemnités journalières de Sécurité sociale, à condition que le salarié remplisse les conditions d’indemnisation liées à son affiliation et à son nombre d’heures travaillées ou de cotisations versées. Concrètement, pour un arrêt maladie classique dans le privé, cela signifie que le jour 1, le jour 2 et le jour 3 ne sont pas payés, et que les IJSS démarrent au jour 4, sous réserve que l’arrêt de travail ait été transmis dans les délais à la Sécurité sociale et à l’employeur.
Le montant de ces indemnités journalières correspond généralement à 50 % du salaire brut journalier de référence, calculé sur les trois derniers mois de salaire, dans la limite d’un plafond fixé chaque année. L’ancienneté et certains accords collectifs peuvent améliorer ce taux via un complément employeur, qui s’ajoute alors aux IJSS pour approcher un maintien de salaire proche de 90 % ou 100 %. Si l’arrêt maladie évolue ensuite vers une reprise partielle, il est utile de consulter notre article sur le calcul de l’indemnité chômage après un mi-temps thérapeutique.
Le timing à retenir
Jour 1, jour 2, jour 3 : non payés (délai de carence). Jour 4 : début des indemnités journalières de la Sécurité sociale, si les conditions d’affiliation sont remplies. Le complément éventuel de l’employeur dépend uniquement de la convention collective.
Le décompte du délai de carence se fait en jours calendaires, et non en jours ouvrés. Cela signifie que les week-ends et jours fériés compris dans les trois premiers jours de l’arrêt maladie comptent bien dans le calcul, contrairement à ce que beaucoup de salariés imaginent. Un arrêt qui débute un vendredi verra donc sa carence s’achever le dimanche, avec une indemnisation possible dès le lundi.
Ce délai de carence s’applique à chaque nouvel arrêt de travail, sauf en cas de prolongation directe du même arrêt. Si le médecin prolonge l’arrêt maladie sans interruption, aucun nouveau délai de carence n’est décompté : les indemnités journalières continuent d’être versées sans coupure.

Certains cas dérogent à la règle des trois jours de carence. Un salarié reconnu en affection longue durée (ALD) bénéficie d’une exonération du délai de carence pour les arrêts liés à sa pathologie, à partir du deuxième arrêt de travail pour la même affection sur une période donnée. Concrètement, une fois la reconnaissance ALD validée par le service médical de l’Assurance maladie, les indemnités journalières peuvent démarrer dès le premier jour de l’arrêt suivant.
Les arrêts pour accident du travail ou maladie professionnelle échappent également au délai de carence classique : l’indemnisation débute dès le lendemain de l’accident. De même, un congé maternité ou paternité ne connaît aucun jour de carence, le versement des indemnités étant continu dès le début du congé.
Idée reçue à corriger
Non, un arrêt maladie renouvelé par le même médecin pour la même pathologie n’entraîne pas systématiquement un nouveau délai de carence. Seule une interruption réelle entre deux arrêts distincts justifie un nouveau décompte.
Au final, la question du délai de carence dépend surtout de trois éléments : le statut du salarié (privé ou fonction publique), l’existence ou non d’une convention collective plus favorable, et la nature de l’arrêt (classique, ALD, accident du travail). Vérifier son bulletin de paie après un arrêt maladie reste le meilleur moyen de savoir concrètement ce qui a été retenu et ce qui a été compensé.
Auteur spécialisé en finance et business, il analyse les sujets économiques avec pragmatisme et clarté.Son approche se veut factuelle, accessible et tournée vers des décisions concrètes.Il s’adresse à ceux qui cherchent à mieux comprendre l’argent, l’entreprise et les enjeux économiques du quotidien.
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